II) Öffentlicher Wohnungsbau

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II) Öffentlicher Wohnungsbau

A) Wohnungsbau nicht den privaten Bauträgern überlassen

In Luxemburg werden über 95% der Mietwohnungen von privaten Bauträgern (Promoteuren) gebaut. Deren Hauptanliegen ist es nicht, bedarfsgerechte und erschwingliche Wohnungen zu bauen, sondern einen möglichst hohen Profit zu erzielen. Private Bauträger setzen ihre Verkaufspreise 20-30% oberhalb der Baukosten an. Hohe Gewinnmargen bei Bau und Verkauf von Mietwohnungen bedeuten natürlich anschließend entsprechend hohe Mieten und eine allgemeine Orientierung an Wohnungen für möglichst wohlhabende Kunden.
Dieses Prinzip, gekoppelt an die rasant steigenden Grundstückspreise, treibt die Preise und Mieten ständig in die Höhe und immer mehr Menschen in die Armut.
Dass die öffentliche Hand den Wohnungsbau auch weiterhin und trotz dem sich immer verschärfenden Wohnungsnotstands lieber dem freien Markt überlässt ist unverantwortlich und keine Lösung. Der Staat hat andere Mittel, um Bauland zu mobilisieren und ohne Gewinnaufschlag genügend bezahlbare, ökologische und bedarfsgerechte Wohnungen zu bauen. Deshalb schlagen wir die Gründung einer öffentlichen Wohnungsbaugesellschaft vor, die Finanzierung, Planung und Bau selbst übernimmt.

B) Finanzierung, Planung und Bau in öffentlicher Hand

Während sich private Bauträger über Kredite bei Privatbanken finanzieren müssen, kann die öffentliche Hand zur Finanzierung von Bauprojekten aus eigenen Reserven schöpfen. Der luxemburgische Rentenfonds beinhaltet aktuell rund 16 Milliarden €, welche zur Zeit an den internationalen Finanzmärkte in fragwürdige Projekte und Unternehmen investiert werden. Wir wollen einen Großteil dieser Finanzmittel für sinnvollere, produktive, und kostendeckende Investitionen in den öffentlichen Wohnungsbau in Luxemburg mobilisieren.
Mit dem Fonds du Logement und der SNHBM verfügt die öffentliche Hand bereits über zwei öffentliche Bauträger die beide weit hinter ihren Möglichkeiten zurückbleiben. Zur Planung von staatlichem Wohnungsbau muss eine zentrale Planungsstelle, die über ausreichend personelle und finanzielle Mittel verfügt, her. Es fehlt bisher an Kapazitäten, Planungsinstrumente wie der Pacte Logement und der sektorale Plan bleiben bisher wirkungslos, auch wegen unklarer Zuständigkeiten in den jeweiligen Ministerien.
Wieso sollte weiterhin beim Bau auf private Bauunternehmen zurückgegriffen werden müssen? Wir wollen einen öffentlichen Baubetrieb um die Wege und Prozeduren verkürzen, den Bauprozess in jeder Phase kontrollieren eine positive Entwicklung bei Löhnen und Ausbildung anstoßen zu können.

C) Öffentlich vermitteln

Neben dem Wohnungsbau darf die öffentliche Hand auch bei der Wohnungsvermittlung das Feld nicht denjenigen überlassen, die sich lediglich für Profitmaximierung interessieren. Wir schlagen deshalb die Gründung einer öffentlichen Immobilienagentur vor.
Diese Agentur würde sowohl die neuen Mietwohnungen des öffentlichen Wohnungsbaus als auch den erfassten Leerstand weitervermitteln. Die Agentur würde die Vermittlung von Mietobjekten kostenlos anbieten. Für die Mieter*innen entfällt so die Provision und bei Wohnungskäufen würde in den Fällen, bei denen die Käufer*innen nachweisen, dass sie sich selbst in der Wohnung niederlassen, die Kommission entfallen.
Die Agentur würde sich am Bedarf orientieren und nicht an der Kaufkraft der Kunden. Angebote speziell für Studierende, junge Berufsanfänger*innen, Familien und sozial schwächere Wohnungssuchende könnten ausgearbeitet und umgesetzt werden. Nicht zuletzt könnte die Gentrifizierung der Stadtviertel gebremst werden.


Weitere Vorschläge von déi Lénk zur Bekämpfung der Wohnungsnot:
I) Bestand nicht ungenutzt lassen
III) Mieter*innen stärken




II) Construction de logements publics

A) Ne pas laisser la construction de logements entre les mains de promoteurs privés

Au Luxembourg, plus de 95 % des logements locatifs sont construits par des promoteurs privés, dont l’objectif principal n’est pas de construire des logements abordables adaptés aux besoins du marché, mais de réaliser un profit maximal. Les promoteurs privés fixent leurs prix de vente 20 à 30 % au-dessus des coûts de construction. Bien entendu, la réalisation de marges importantes sur la construction et la vente de logements locatifs génère en des loyers élevés. En conséquence, l’offre en logements locatifs est de plus en plus orientée vers des clients aisés.

Couplé à la hausse vertigineuse des prix des terrains, ce principe tire en permanence les prix et les loyers vers le haut, tout en poussant de plus en plus de gens dans la pauvreté.
Le fait que les pouvoirs publics préfèrent continuer à confier la construction de logements au marché libre, malgré l’aggravation de l’état d’urgence en la matière, est irresponsable et n’apporte aucune solution. L’État dispose d’autres à moyens pour mobiliser des terrains et pour construire des logements suffisamment abordables, écologiques et adaptés aux besoins sans majoration pour bénéfice. C’est pourquoi nous proposons de créer une entreprise de construction publique, qui prendrait en charge le financement, la planification et la construction.

B) Financement, planification et construction par les pouvoirs publics

Alors que les promoteurs privés doivent se financer via des prêts bancaires, les pouvoirs publics peuvent puiser dans leurs réserves pour financer des projets de construction. Le fonds de compensation luxembourgeois (fonds de pension) dispose actuellement de 16 milliards d’euro de réserves, dont le gros de cet argent est investi dans les marchés financiers internationaux, ainsi que dans des projets et des entreprises douteux.
Nous souhaitons utiliser une grande partie de ces moyens financiers pour faire des investissements dans la construction de logements publics au Luxembourg, qu’on peut alors qualifier plus judicieux, productifs et rentables.

Avec le Fonds du Logement et la SNHBM, les pouvoirs publics disposent déjà de deux promoteurs publics, qui sont loin d’exploiter toutes leurs capacités. Pour organiser la construction étatique de logements, il convient de créer un organisme de planification centrale, disposant de suffisamment de moyens humains et financiers. Il manque des moyens efficaces à ce jour, et les instruments de planification tels que le Pacte Logement et le plan sectoriel restent sans effet, aussi en raison d’un flou au niveau des responsabilités au sein des ministères concernés.
Pourquoi devrait-on continuer à recourir à des entreprises de construction privées? Nous souhaitons créer une entreprise de construction publique pour simplifier les démarches et les procédures, pour ne plus devoir passer par un appel d’offre, pour contrôler chaque phase de la construction et ainsi avoir un impact positif sur les salaires et la formation.

C) Une médiation publique

Outre la construction de logements, les pouvoirs publics ne peuvent pas non plus laisser le service de location et de vente de logements aux seules mains de ceux qui ne sont qu’intéressés par une maximisation de leurs profits. C’est pourquoi nous proposons la création d’une agence immobilière publique, qui se chargera aussi bien des nouveaux logements locatifs publics que des logements vides recensés. Cette agence offrirait ses services gratuitement. Les locataires seraient ainsi déchargés de la commission, tout comme, en cas de vente d’un logement, les acheteurs qui prouveraient qu’ils s’y installent eux-mêmes.
Les services de cette agence se baseraient sur les besoins et non pas sur le pouvoir d’achat des clients. Des offres spécialement conçues pour des étudiants, des jeunes actifs, des familles et des personnes socialement défavorisées en recherche d’un logement pourraient être élaborées et mises en œuvre. Enfin, on pourrait ainsi mettre un frein à la gentrification dans les quartiers.

Les autres propositions de déi Lénk
I) Ne laisser aucun logement vide
III) Renforcer les locataires