III) Mieter*innen stärken

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III) Mieter*innen stärken

A) Mieten – das Wohnen der Zukunft?

Für die Regierung ist weiterhin der Hausbesitz die alleinige Norm des Wohnens, somit wird die Lebensrealität der kommenden Generationen und sozial Schwächeren bei der Wohnungspolitik ausgeblendet.
Besonders bei Jüngeren ist der Anfang der Berufslaufbahn durch Praktika und häufige (teils unfreiwillige) Standort-Wechsel bestimmt. Vom Berufseinstieg über die Gründung einer Familie, dem Zeitpunkt an dem die Kinder das Haus verlassen und für die Rente: Der Wohn-Bedarf ändert sich je nach Lebensabschnitt. Eine auf Besitz fokussierte Wohnpolitik ist rückwärtsgewandt, auch die staatliche Subventionierung des Wohnungsbesitzes muss überdacht werden.
Mit dem Mantra, dass Mieten pure Geldverschwendung sei, muss vor allem hinsichtlich der Jüngeren gebrochen werden. Für diese bedeutet ein Wohnungskauf nämlich oft eine schwere Schuldenlast im denkbar ungünstigsten Moment; während des Berufsanfangs, bei prekärer Beschäftigung oder zum Zeitpunkt der Familiengründung. Die Vorteile des Besitzes hingegen stellen sich erst zu einem Zeitpunkt ein, indem die meisten weniger finanzielle Sorgen haben. Der Fokus auf Besitz treibt die Schere zwischen arm und reich weiter auseinander. Während die sozial Schwächsten bereits jetzt bis zum Lebensende Miete zahlen, konzentriert sich durch die Vererbung von Immobilien der Reichtum zunehmend in wenigen Händen. Ein stärkerer Fokus auf die Mieter*innen würde es der Politik erlauben schneller, bedarfsorientierter und sozial gerechter agieren zu können.

B) Mehr Rechte für Mieter*innen

Ein langfristiges Umdenken muss durch mittel- und kurzfristige Initiativen gefördert werden. Mittelfristig kann mit auf Mietwohnungen konzentriertem öffentlichen Wohnungsbau auch für die fortschreitende Gentrifizierung bremsen und so die soziale Durchmischung der Gemeinden und Viertel wieder herstellen. Kurzfristig müssen vor allem Instrumente der Aufklärung und Transparenz zur Verfügung gestellt werden.
Oft sind Mieter*innen unzureichend über ihre Rechte informiert, weshalb déi Lénk hierzu eine Infobroschüre ausgearbeitet hat. Vor allem bei der Suche auf dem Immobilienmarkt müssen Mieter*innen unterstützt werden. Es gilt, die Mietpreise gesetzlich zu bremsen und Wucher-Preise zu verhindern. Die zur Zeit geltende 5%-Regel, die den Mietpreis einer Wohnung an das investierte Kapital bindet, wird oft von Vermieter*innen übergangen, so wird u.a. auch der staatliche Mietzuschuss zu einer Subventionierung von Vermieter*innen. Eine Kontrollmöglichkeiten muss mithilfe der Mietkommission geschaffen werden. Das Senken der 5% Regel ist je nach geografischer Lage angemessen, etwa auf dem Gebiet der Stadt Luxemburg. Statistische Daten müssen erhoben und für Vergleichspreise pro Viertel oder Gemeinde zur Verfügung gestellt werden um die dringend notwendige Preistransparenz herzustellen.

C) Alternative Wohnformen fördern

Die Wohnpolitik betrieben die vorherigen Regierungen wie auch die aktuelle klassische Klientel-Politik. War die CSV die Partei der Besitzenden so ist die DP die Partei der Bauunternehmen. Dies liegt nicht zuletzt daran, dass 74% der Mieter*innen kein Wahlrecht in Luxemburg haben und deshalb auch nicht gehört werden. Kein Wunder also, dass die luxemburgische Wohnpolitik durch einen eklatanten Mangel an juristischer Grundlagen auszeichnet, es fehlt etwa die gesetzliche Basis für Mehrgenerationenhäuser, Wohnungsbaugenossenschaften und Wohngemeinschaften.


Weitere Vorschläge von déi Lénk zur Bekämpfung der Wohnungsnot:
I) Bestand nicht ungenutzt lassen
II) Öffentlicher Wohnungsbau



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III) Renforcer les locataires

A) La location est-elle l’habitat du futur?

Pour le gouvernement, la propriété privée reste la seule norme en matière de logement, ce qui permet d’effacer de la politique du logement la réalité des générations futures et des couches sociales les plus faibles.
Les jeunes en début de leur carrière professionnelle, qui est souvent caractérisé par des stages et des changements de domicile fréquents (et en partie non-voulus), sont particulièrement concernés. En commençant par l’entrée dans la vie professionnelle, en passant par la fondation d’une famille jusqu’au moment où les enfants quittent la maison et au départ à la retraite : les besoins en matière de logement changent à chaque étape de la vie, et c’est pourquoi la propriété de logement subventionnée par des aides étatiques doit être repensée.
L’hypothèse générale que la location s’apparente à une perte d’argent pure et dure doit être brisée, surtout chez les jeunes, pour qui l’achat d’un logement représente un lourd fardeau de la dette, et qui tombe au mauvais moment de leur vie : au moment de débuter leur carrière par un emploi précaire ou au moment de fonder une famille. En revanche, les avantages de la propriété ne se font ressentir qu’au moment où le gros des gens ne rencontre presque plus de problèmes financiers.
La focalisation sur la propriété ne fait qu’augmenter davantage le fossé entre riches et pauvres. Alors que les personnes socialement vulnérables sont déjà aujourd’hui forcées à louer jusqu’à la fin de leur vie, les richesses se concentrent de plus en plus dans quelques mains dû à la transmission héréditaire de biens immobiliers. Se concentrer davantage sur les locataires permettrait à la politique d’agir plus rapidement en termes de besoins et d’une meilleure justice sociale.

B) Consolider les droits des locataires

Une réorientation à long terme doit être encouragée par des initiatives à cour et moyen terme. Alors qu’on peut freiner la gentrification croissante et restaurer la mixité sociale dans les communes et les quartiers à moyen terme en concentrant la construction de logements publics sur les biens locatifs, ce sont surtout des instruments de transparence et d’éclaircissement qui seront nécessaires à court terme.
Les locataires ne sont souvent pas suffisamment informés de leurs droits, c’est pourquoi déi Lénk a publié une brochure d’information à ce sujet. Les locataires doivent surtout être aidés lors de leurs recherches sur le marché immobilier. Il s’impose de freiner les prix des loyers ainsi que d’empêcher des prix fantaisistes à l’aide d’une loi. La règle des 5 % actuellement en vigueur, qui lie le loyer d’un logement au capital investi, est souvent ignorée par les propriétaires. C’est ainsi que, entre autres, les aides au logement étatiques risquent de devenir une subvention pour les propriétaires. Un instrument de contrôle doit être créé avec l’aide de la commission des loyers. Une diminution de la règle des 5 % en fonction de la situation géographique, par exemple sur le territoire de la Ville de Luxembourg, serait une mesure raisonnable. Il convient de recueillir des données statistiques et de les rendre disponibles afin de pouvoir comparer les prix par quartier ou par commune, et de restaurer ainsi une transparence des prix nécessitée de toute urgence.

C) Promouvoir les formes d’habitation alternatives
La politique du logement pratiquée par les gouvernements précédents, tout comme par le gouvernement actuel, revient à une politique clientéliste. Là où le CSV fut le parti des propriétaires, le DP est celui des entreprises de construction. Cela est dû en outre au fait que 74 % des locataires n’ont pas le droit de vote au Luxembourg et ne peuvent donc pas se faire entendre. Pas étonnant que la politique du logement luxembourgeoise est caractérisée par un manquement éclatant de bases juridiques, notamment pour les logements multi-générationnels, les coopératives d’habitation ou encore les collocations.

Les autres propositions de déi Lénk
I) Ne laisser aucun logement vide
II) Construction de logements publics